Origine du concept Leopard Power Cat

Le 51PC a été un modèle extrêmement populaire dans la flotte ainsi qu’à titre privé. L’idée originale remonte à l’époque du catamaran à voile 47. Les Moorings ont remarqué que de nombreux bateaux revenaient de charter avec le sac à dos toujours fermé et la grand-voile semblant ne pas être montée de la semaine. C’est le début de Nautic Blue et du premier modèle Lion powercat. Le concept est devenu un succès à l’époque du 47PC car la production a pu être augmentée, le design partageant une grande partie de la plate-forme du 46 sailing cat. Nautic Blue est devenu Moorings Power et le 51PC partage une grande partie de son ADN avec le 48.

Aménagement intérieur, moteurs et performances

A l’intérieur, vous ne remarquerez aucune différence avec le 48, à moins que vous ne commenciez à regarder à l’intérieur ou derrière les choses. Le point principal que vous trouverez sous les couchettes de la cabine arrière sont les moteurs. Les Yanmar 8LV 350/370 sont facilement accessibles grâce à un vérin électrique qui permet de relever la trappe. Le compartiment moteur est bien agencé, il est rare de le voir en désordre et il est facile d’y effectuer des vérifications régulières ou d’y faire l’appoint.

Les moteurs sont probablement l’un des changements les plus importants qui ont fait le succès du 51PC par rapport à ses prédécesseurs. La puissance est nettement supérieure aux 150 ch du 47PC. Le nom Powercat semble suggérer qu’ils pourraient être rapides plutôt que de ne pas avoir de voiles. Avec une puissance inférieure, ils se comportent davantage comme des chalutiers. À 9 nœuds, le 47PC est très économe en carburant, mais si vous voulez aller beaucoup plus vite, il n’y a pas grand-chose à faire.

Avec le 51PC, il suffit d’enclencher la vitesse pour qu’il prenne de l’élan jusqu’à 3-4 nœuds. Ajoutez quelques tours supplémentaires et vous atteignez 9 à 10 nœuds, avec une faible consommation de carburant, juste avant que les turbos n’entrent en action. Jusqu’à 15 nœuds, l’économie de carburant diminue, mais pas de façon radicale. De temps en temps, il arrive que l’on monte à plus de 20 nœuds et que l’économie de carburant s’effondre, mais c’est bien d’avoir cette option. Malgré cela, l’économie de carburant est bonne par rapport à celle d’un bateau à moteur normal à semi-déplacement ou à déplacement. La stabilité et l’espace du catamaran en font un bateau si confortable et si populaire.

Espace sur le flybridge et visibilité du gouvernail

L’espace ne manque pas et c’est sur le flybridge que vous le ressentirez le plus. L’espace y est vaste, c’est un endroit idéal pour admirer la vue et il est bien ombragé. L’enceinte fonctionne bien pour protéger des éléments lorsque c’est nécessaire. Il est nécessaire d’enrouler les sections avant pour faire autre chose que naviguer. Il peut y avoir un peu de vent là-haut lorsque la vitesse augmente et la traînée causée si l’enceinte n’est pas ouverte est considérable. Le poste de pilotage offre une vue imprenable sur l’ensemble du bateau. En position avancée, il est un peu difficile de voir la poupe pour les manœuvres d’accostage et l’arrivée par la poupe également. Il y a une caméra de vue arrière pour aider dans le cockpit principal qui donne une bonne vue affichée sur le traceur de cartes. Je trouve que les manettes des gaz se trouvant à tribord de la barre, elles sont plus proches de l’axe central, ce qui permet de faire quelques pas sur le côté pour vérifier ou même de regarder en bas de l’escalier vers le coin arrière.

Une petite chose à noter, un peu triviale, c’est que je ne suis pas fan du volant. J’ai l’impression qu’un volant plus grand et plus élégant conviendrait mieux à ce bateau puissant et intelligent. Pour être juste, cependant, vous n’aurez pas tendance à le manipuler trop souvent. Dans la marina, il est préférable de laisser le bateau au centre et de manœuvrer avec les moteurs. De plus, jusqu’à ce que vous mettiez un peu les gaz, les petits gouvernails n’ont pas beaucoup d’effet sur la direction à faible vitesse. Une fois que vous serez en croisière, vous aurez probablement laissé l’autohelm prendre le relais.

Plate-forme de bain et maniement de l’annexe

La plate-forme de bain est une caractéristique remarquable que d’autres fabricants intègrent désormais dans leurs nouveaux modèles. Les tableaux arrière sont assez larges et hauts par rapport aux anciens modèles avec des écopes en sucre, et la présence d’une plate-forme est donc une bonne chose. Elle remplace également les bossoirs pour l’annexe. Les taquets de poupe à l’intérieur fonctionnent bien pour l’attacher une fois qu’elle est montée et que vous en avez besoin avant d’appareiller. La mise à l’eau de l’annexe est un plaisir, il suffit d’attacher la bosse d’abord, puis de l’abaisser et de la faire flotter. La remontée et le centrage sur les supports peuvent être un peu délicats dans un mouillage difficile ou avec un courant et il faut parfois deux personnes pour s’en occuper.

Salon, cuisine et accès à l’avant

Le reste du bateau n’a pas besoin d’être décrit. Les cabines sont disposées selon un format allongé. Le salon/galerie est vaste comme le flybridge et dispose d’une porte avant menant à la proue et au salon couvert. Les derniers modèles de Leopard 40, 45 et 50 ont adopté une disposition salon-arrière. C’est bien, mais sur le 51PC, avec tant d’espaces et d’endroits pour décider où s’asseoir, il est agréable d’avoir une salle à manger un peu plus formelle, à l’abri dans un coin et de profiter de la vue. Il n’y a pas grand-chose à ne pas aimer et il est possible d’établir des spécifications en fonction des besoins ou des préférences.

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Giles Wood

Giles’ first memory of sailing was sitting on the bow of a dinghy when he was 5, while he sailed around the bay with his Dad. He has been sailing ever since. After studying engineering at university he worked as a sales manager selling classic and sports cars. He cast off his lines 25 years ago and returned to the water. As an MCA/RYA Yachtmaster Ocean Instructor, he has been around the world skippering, racing and teaching and brings his enthusiasm for sailing to the brokerage. After 15 years in the brokerage based in Tortola he has a lot of experience with the boats and the process to pass on.

giles.wood@mooringsbrokerage.com